UNAPL : JOURNEE SANS PROFESSIONNELS LIBERAUX : l’UNOF-CSMF appelle les médecins généralistes à fermer leurs cabinets le 30 septembre  / 22-09-2014


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L’UNOF-CSMF a réuni son Bureau national en fin de semaine dernière à Lille. Le Bureau national de l’UNOF-CSMF a constaté que des dangers particulièrement graves menaçaient les médecins généralistes libéraux et leur indépendance et qu’une riposte était désormais inévitable pour les protéger.

Ces menaces résultent de deux projets portés par le Gouvernement.

Tout d’abord, la loi de Santé qui contient :
- Les germes d’une destruction de l’exercice libéral avec la perte de la liberté d’exercer et la suppression de la liberté d’installation par l’instauration d’un encadrement bureaucratique tatillon aux mains des ARS ;
- La tentacularisation des hôpitaux, lesquels pourront désormais sortir de leur murs, pour assurer la prise en charge en ambulatoire des patients poly pathologiques, à la place des généralistes ;
- La généralisation obligatoire du 1/3 payant intégral dès 2017. Si le Premier Ministre a estimé que cette mesure ne couterait rien à l’Etat, en revanche, c’est aux médecins qu’elle coûtera. En effet, dans le dispositif imaginé par le Gouvernement, les caisses et les complémentaires, le coût du tiers-payant sera à la charge des médecins, et celui-ci à 3,50€ par acte, est loin d’être négligeable. Au total, avec le tiers-payant intégral obligatoire, le Gouvernement impose une baisse tarifaire scélérate aux médecins généralistes !

Ensuite, la loi « Croissance et pouvoir d’achat » Montebourg-Macron.
- Les médecins généralistes libéraux sont une profession libérale réglementée, comme beaucoup d’autres. Aujourd’hui, à travers ce projet de loi, on s’attaque aux pharmaciens, aux biologistes, aux ophtalmologistes mais aussi aux médecins généralistes en ouvrant la possibilité à des investisseurs, non professionnels de santé, c’est-à-dire à des groupes capitalistiques, de prendre le contrôle de leur outil de travail, les Sociétés d’exercice libérales (SEL), de les priver de leur indépendance professionnelle, et de les faire travailler toujours plus pour enrichir leurs actionnaires. Si cette mesure était appliquée, les investisseurs, comme les Hypermarchés Leclerc ou la Mutualité, prendraient le contrôle de nos cabinets pour salarier les médecins et faire du business sans se préoccuper de l’offre de soins existante.

Enfin, l’UNOF-CSMF estime que le refus du Gouvernement et de l’assurance maladie de renégocier le montant de la consultation du médecin généraliste avant la prochaine convention médicale en 2016/2017, est une provocation et une humiliation pour les médecins généralistes auxquels on demande toujours plus.


TROP C’EST TROP !
La médecine générale est en danger.


Les risques encourus par notre profession sont majeurs. C’est pourquoi, le temps est venu de passer à l’action pour monter la colère des médecins généralistes libéraux et leur refus face à l’avenir que le Gouvernement leur prépare.

Depuis un an, le nouveau bureau de l’UNOF-CSMF a fait des propositions qui répondaient aux préoccupations et aux besoins des médecins généralistes libéraux.

Depuis, plusieurs organisations syndicales importantes ont repris ces propositions.

Le jour est venu d’agir pour sauver la médecine générale libérale.

L’UNOF-CSMF, premier syndicat de médecins généralistes libéraux, s’oppose à la destruction de la médecine générale libérale et appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux français à fermer leurs cabinets le mardi 30 septembre dans le cadre de la journée d’action nationale « Sans Professionnels Libéraux » organisée par l’UNAPL.

L’UNOF-CSMF met à la disposition des médecins généralistes une affiche et un tract pour informer leurs patients, elle les invite à signer la pétition nationale de l’UNAPL en ligne contre la déréglementation sur http://www.professionsliberalesendanger.org

Si cette première journée d’action nationale ne suffit pas au Gouvernement à prendre conscience du niveau de rejet de ses réformes par les médecins libéraux, l’UNOF-CSMF, qui attend des réponses concrètes, engagera de nouvelles actions.


Contacts presse :

Dr Luc DUQUESNEL, Président : 06.85.66.67.19
Dr Béatrice FAZILLEAUD, Secrétaire Générale : 06.82.01.57.08
 

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